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5 questions à Jean-Philippe Blondel, par Sophie Adriansen

Lecture, écriture, inspiration, style, journée type… comment travaillent les écrivains ? Les témoignages d’auteurs recueillis par Sophie seront une mine de conseils d’écriture et de conseils de lecture pour la communauté de jeunes écrivains qui se pose des questions telles que « Comment écrire un livre ? » « Comment être publié ? » « Comment trouver l’inspiration ? » « Comment travailler son écriture ?… »

 

Né en 1964 à Troyes, Jean-Philippe Blondel enseigne l’anglais dans sa région d’origine. Il a écrit une dizaine de romans, jeunesse ou adultes, dont « Accès direct à la plage » (2003), « Un minuscule inventaire » (2005) ou « Le Baby sitter« (2010).

VOUS et la lecture ?

 

Je lis tout le temps, partout. Je lis environ 80 livres par an, presque uniquement des romans, les autres genres ne m’intéressent pas. Je ne suis pas sensible aux policiers, ni à la science-fiction.

J’achète en librairie, mais aussi sur Internet (pour les romans en anglais, j’habite en province et le choix est limité).

Je n’ai pas réellement d’auteur de prédilection, même si j’achète systématiquement Modiano, Audéguy, Desarthe, Paronuzzi, Zenatti, Benameur, Enard, Reverdy, Page, Ovaldé

J’emprunte aussi beaucoup à la bibliothèque, je me sers chez des amis. Je fais passer les textes que j’aime. J’en donne à la bibliothèque de ma ville, au CDI de mon lycée – ils sont rarement intacts.

Le livre électronique ne m’intéresse pas. Je me sers quotidiennement et compulsivement de l’ordinateur, mais j’ai besoin du contact du papier pour lire un roman. Lire sur écran me fatigue et m’ennuie.

VOUS et l’écriture ?

 

J’écris environ une heure par jour, tous les jours. Il faut simplement pour cela que je sois isolé, et quand on a deux filles de 9 et 12 ans et un boulot à temps complet, ce n’est pas toujours évident. Je m’isole sous le casque de l’iPod, et j’écoute en boucle le morceau que j’ai sélectionné pour coller à l’atmosphère du livre en cours.

Je n’écris que sur clavier. Nous avons tous un mythe fondateur – le mien, c’est Kerouac et sa vieille Underwood. Ecrire, pour moi, c’est entendre le cliquetis des touches.

Mes lectures influencent mon existence, mes pensées, mes rêves – et donc fatalement mon écriture. J’en suis très heureux. Certains disent qu’ils ne peuvent pas lire quand ils sont en train d’écrire, mais pour moi, cela signifierait la fin de la lecture…

VOUS et les livres ?  Internet ? … Découvrez le reste de l`interview sur le blog de SophieLit .

*Sophie Adriansen est écrivain (« Je vous emmène au bout de la ligne » http://www.auboutdelaligne.fr/, Editions Max Milo 2010, « Santé ! » dans Six façons de le dire, Editions du Moteur 2011, « Trois années avec la SLA », Editions de l`Officine 2012, et des nouvelles parues dans les revues littéraires Dissonances, Pr’Ose et Bordel). Plus d`infos sur son site : http://www.sophieadriansen.fr Elle participe à des jurys littéraires et tient depuis 2009 le blog de lecture Sophielit (http://actualitte.com/blog/sophielit/).

 

L'Auteur

Sophie Adriansen

Sophie Adriansen est l’auteur d'une quinzaine d'ouvrages en littérature générale et jeunesse ainsi qu'en non-fiction. Elle a signé deux biographies, cosigné des témoignages et été formée à l’écriture de scénario à la Fémis. Elle tient depuis 2009 le blog de lecture Sophielit. Derniers ouvrages parus : Max et les poissons (Nathan, 2015) et Naître et grandir en musique (Télémaque, 2016) http://www.sophieadriansen.fr

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