Chroniques

Comment est né mon premier roman, par Agnès Niedercorn

L’envie d’écrire un roman était là.

Participer au concours de la Fondation Bouygues Telecom a été un accélérateur de décision. Je suis partie d’une feuille blanche car le thème imposé ne faisait pas partie de mon univers. J’avais sept mois. Les soixante premiers jours, j’ai réfléchi à l’ambiance, aux protagonistes, aux lieux. J’ai pris des notes sur le caractère des personnages, les liens qui les relieraient, les intrigues dont ils seraient les acteurs ou les victimes. Je leur ai donné des prénoms, je les ai habillés, maquillés pour les voir. Il fallait que je sache où ils habitaient, comment ils vivaient et ce que faisaient leurs parents. J’ai fait des fiches pour chacun eux. Petit à petit, ils ont pris corps.

Parallèlement, j’ai imaginé l’histoire, le début, le milieu, la fin. J’ai découpé l’ensemble. J’ai fait un plan, avec des cases numérotées dans lesquelles je mettais une couleur pour chacun des sept personnages principaux. Le plan final (ajusté au fil de l’écriture) portait sur deux pages avec une quarantaine de cases, des indications de lieu et de temps. L’enchaînement des faits devait être cohérent. Après ces deux mois qui m’ont servi à bâtir la structure du texte, je me suis attaquée à la rédaction proprement dite. Je m’appuyais sur mon plan pour écrire. Scène par scène, en suivant la chronologie de l’histoire. Au bout d’un moment, j’ai buté. Contre un mur. Douleur. J’ai repris mon plan que j’ai affiné et je suis repartie pour ne plus m’arrêter. Plus j’avançais, moins je souffrais. J’avais les images sous les yeux, je n’avais plus qu’à les décrire.

Voici une anecdote qui s’est passée à la maison. Ma fille me parle d’un copain qui a fait quelque chose de drôle. Ma réaction : « ah oui, c’est comme Bohémond (l’un des personnages) quand il va… ». Ma fille : « mais maman, il existe pas ! ». Moi : « si. Dans ma tête. » Je tenais le bon bout. Vingt jours avant la remise de la copie, j’ai fait lire le manuscrit à un cercle de proches. Corrections. Relecture. Point final. Idylles, mensonges et compagnie était né.

L'Auteur

Agnès Niedercorn

Journaliste pigiste, Agnès Niedercorn habite et travaille à Paris. Elle collabore à diverses publications de la presse professionnelle ou d'entreprise. En 2010, elle a reçu le Prix Nouveau Talent pour son premier roman "Idylles, mensonges et compagnie", paru aux éditions Calmann-Lévy. Elle est également l'auteur du blog www.histoiresdeportables.com.

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