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Retour sur l’année de Mélisa Godet, lauréate 2014 du Prix Nouveau Talent

En 2014, Mélisa Godet obtenait le prix Nouveau Talent pour son roman Les Augustins. Un an après, nous revenons vers elle afin de faire le bilan de son année. 

 

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Comment se sont déroulées les premières semaines qui ont suivi la remise du prix Nouveau Talent ?

Cela se passe en deux temps. Il y a le jour où l’on apprend que notre texte est lauréat, qui est le point de départ pour tout le reste. Cette journée-là est une très belle journée, très particulière, une de ces journées qui restent. Ensuite il y a plusieurs semaines de travail avec l’éditeur pour que le texte soit imprimable. Et enfin la remise officielle du Prix qui se fait quelques jours avant la sortie du livre.
A partir du moment où l’on sait que son livre se trouve en librairie, on commence à avoir des comportements étranges. J’avoue qu’il m’est arrivé de chercher mon roman dans les rayons, de compter les exemplaires, de revenir après quelques temps pour les recompter et regarder les gens lire la 4e de couverture, incognito. C’est un peu ridicule mais ça aide à se rendre vraiment compte que c’est bien son nom sur la couverture de ce livre sur cette table dans cette librairie.
Après, il faut apprendre à faire son autopromotion, démarcher les salons du livre pour, au-delà de la sortie du roman et de la médiatisation qui en est faite, faire vivre le livre sur le plus longtemps possible. En résumé c’est une période très joyeuse, où tout est nouveau tout le temps, où on se découvre dans un rôle qu’on ne pensait pas forcément pouvoir tenir.

 

Qu’est-ce-que la Fondation Bouygues Telecom a changé pour vous ? Cette aventure a-t-elle changée votre rapport à l’écriture ?

Nous sommes nombreux à écrire. Ecrire est un loisir satisfaisant, enrichissant et accessible à tous. Mais passer de « j’écris » à « je suis auteur » était pour moi un grand pas. Personnellement, je crois qu’on devient auteur lorsqu’on a un objet écrit concret à présenter à un public. La Fondation Bouygues Telecom m’a permis de franchir ce cap.         « J’écris » toujours parce que je ne peux pas m’en empêcher, des choses plus ou moins lisibles, mais aujourd’hui, je suis aussi « l’auteur » d’un roman, Les Augustins, paru aux éditions JC Lattès.
« Je suis auteur » donc. C’est ça que la Fondation Bouygues Telecom a changé pour moi. Et ce n’est pas rien ! C’est à moi maintenant de travailler pour que ça dure.

 

Avant d’être publiée, vous aviez dû vous faire une idée de la vie d’auteur, du monde de l’édition etc., la réalité est-elle la même que vos attentes ?

N’ayant jamais écrit de texte de forme romanesque auparavant, je ne m’étais pas fait d’idée particulière sur la vie d’auteur de roman, ni sur le monde de l’édition. Mon violon d’Ingres c’était de scénario. Le roman, cela me paraissait inaccessible. Je ne l’avais pas envisagé. Ce que j’ai découvert m’a plu, j’ai appris beaucoup, rencontré de nouvelles personnes, j’ai pu entrevoir un début de vie d’auteur.

 

Vous avez récemment reçu un nouveau prix pour votre roman, pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit du Prix du jury du Festival du livre d’Ile-de-France attribué par la ville de Mennecy qui récompense durant le festival trois premiers romans. Avec les deux autres lauréats et plus d’une centaine d’auteurs, nous avons pu dédicacer nos livres durant tout le week-end de ce salon du livre. C’était vraiment sympathique, de rencontrer d’autres auteurs, des lecteurs et tenter de les convaincre que notre roman leur plairait.

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Un an après que devient Les Augustins ? Comment continuez-vous de faire vivre votre premier romain ?

Le printemps revenant, les salons du livre approchent. Je vais participer à plusieurs salons du livre, à Provins, Les Pieux, Lisieux, etc. et peut-être aussi au Festival du Premier roman de Chambéry . Ce sont les lecteurs qui décident des 25 auteurs invités dans une présélection de 65 premiers romans. J’ai la chance d’être dans cette présélection et je croise les doigts pour que ça marche.

 

Passionnée par le cinéma, vous avez commencé par l’écriture de scénarios (films et séries etc.), Les Augustins était d’ailleurs sous ce format. Aujourd’hui, vous envisagez toujours d’écrire des scénarios ?

Mon métier est d’accompagner les auteurs de scénario pour une société de production cinéma. Je suis chargée de développement, ce qui consiste à faire un ping-pong avec les scénaristes pour tâcher d’aboutir au meilleur texte possible. Comme le font les éditeurs avec les auteurs de manuscrit. Mon quotidien est donc le travail sur les scénarios.
J’ai toujours envie d’écrire des scénarios, j’ai aussi très envie de travailler sur un deuxième roman, et puis j’ai une idée de pièce de théâtre qui me titille. Bref, même écrire des modes d’emploi ou le bottin ça me plairait !

 

Comment voyez-vous l’avenir ? Vous avez des projets en cours ?

Je vois un avenir studieux. Il faudra encore beaucoup travailler pour concrétiser cette envie d’écrire. J’ai plein de projets, dont certains depuis longtemps, qu’il faut perfectionner pour les aboutir. Le parcours des « Augustins », a été la toute première histoire que j’ai écrite au moment où j’ai compris à quel point j’aimais ça. J’ai vraiment appris les vertus de l’opiniâtreté et de son corollaire la patience.

 

Un petit mot pour encourager les jeunes auteurs à se lancer dans l’aventure ?

Il faut pratiquer, quitte à jeter les pages que l’on ne trouve pas très satisfaisantes et quand on se sent prêt il faut tout tenter : les éditeurs, les concours, les prix, les différents genres etc.
Mon arrière-grand-mère disait « secoue le pommier il finira bien par tomber quelques fruits ». Sagesse Normande !

 

L'Auteur

Mélanie Zumbrunn

Etudiante en Master II Communication des entreprises, Mélanie effectue son stage à la direction Communication interne de Bouygues Telecom et rédige également des billets pour la Fondation.

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